La chambre FNAIM
Paris-Ile de France, présidée par Marcel RICARD, a décidé de faire
évoluer l’Observatoire Francilien de l’Immobilier, qu’elle a créé en
1999. Dans un souci d’amélioration de cet outil, elle présente
aujourd’hui des données réalisées par enquête soit par quartier à Paris,
soit par ville en Ile de France, enquête réalisée avec le concours du
service statistiques de la FNAIM Nationale et le concours de Patrice de
MONCAN, Directeur Général de Orsières Conseil.
Fort de ces nouvelles données et des analyses qualitatives des
adhérents FNAIM Paris-Ile de France, le 2ème semestre 2005 se
caractérise par les tendances suivantes :
- l’inexistence d’une bulle financière pendant cette période mais un
ralentissement sensible des prix aux mois de juillet, août, et septembre
et un redémarrage d’octobre à décembre 2005. On notera, dans ce
contexte, des paliers de prix dans plusieurs micromarchés ce qui
témoigne de la très grande sélectivité des acteurs du marché,
- une hausse notable du nombre des mandats, les valeurs estimées sont
satisfaisantes pour les acquéreurs sur toute l’Ile de France (+ 17,3 %)
par rapport au 1er semestre 2005,
- un maintien du volume des mandats exclusifs, notamment par une
pratique du Service Inter Agences (SIA) en Ile de France,
- pour la 1ère fois, un allongement des durées de réalisation des
mandats en raison de prises de décision des acquéreurs moins rapides,
- un ralentissement très sensible des compromis au 1er semestre 2005 sur
Paris intra-muros (indice 70 par rapport à 80) en raison des reports
d’achats dans des quartiers à volume de biens faible et en raison
d’achats sur des marchés de report sur des quartiers populaires ou en
1ère ou 2ème couronne (indice 90 au lieu de 107),
- pour la 1ère fois, les prix par quartier et micromarché connaissent
une hausse à 1chiffre au lieu de 2 sur Paris et l’Ile de France, ceci
est cohérent avec les temps de réalisation de mandat. Pour la 1ère et
2ème grande couronne, les chiffres ont été réalisés par 3 références
minimum sur le micromarché correspondant à un bien comparable dans le
collectif et dans l’individuel y compris le terrain,
- les loyers se situent historiquement dans des valeurs hautes dans le
secteur privé, fourchettes minimales de 13 à 23 € et de 19 à 27 € pour
les maximales. Ces fourchettes sont équivalentes dans tous les quartiers
parisiens. Le prix moyen est de 20 €/m² à Paris.
Prévisions du 1er trimestre 2006
Notons en premier lieu 3 caractéristiques de l’environnement économique
: hausse du taux de croissance par rapport à 2005, hausse importante en
2005 des permis de construire et poursuite de la baisse du taux de
chômage. Notons également sur le plan financier une légère hausse des
taux d’intérêts et des avantages fiscaux nouveaux notamment la création
du « Borloo ancien ».La
bulle financière que la FNAIM Paris-Ile de France
dénonce depuis 3 ans, n’est toujours pas en vue. De même le retournement
du marché n’est pas d’actualité.
Par contre, il convient de souligner, aujourd’hui, un délai de réflexion
plus long. Le Président Marcel RICARD, pour le 1er semestre 2006
constate également une hausse de plus de 4 % depuis le 1er janvier 2006.
Dans ces conditions, l’immobilier reste un investissement utile et sûr à
la condition que le bien se vende au juste prix ce qui est le métier des
professionnels de l’immobilier.
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