Être bailleur
en 2006 ! - enquête du journal "De Particulier à
Particulier"
Le journal De
Particulier à Particulier a réalisé une étudeauprès de 1 660 bailleurs privés pour mieux
connaître leurs pratiques, leur patrimoine,leurs exigences et leurs attentes. Qui sont-ils,
quelle est leur motivation à
investir dans l’immobilier locatif, quelles relations
établissent-ils avec leur locataire,sont-ils prêts à louer à des étudiants ou à des
colocataires, sont-ils sensibles
aux incitations fiscales ? Autant de questions
auxquelles cette enquête tente de
répondre pour mieux cerner cette population qui
contribue à la fluidité du marché
du logement en France.
Les bailleurs privés
ont confiance dans la pierre et restent persuadés que
l'investissement immobilier locatif reste un placement
sûr, et somme toute relativement rentable, d'autant
qu'ils ont pleinement profité des dispositifs
d'incitation fiscale. Ils ont conscience des difficultés
auxquelles sont confrontés les locataires et cherchent à
instaurer une nouvelle relation avec eux.
Qui sont les
propriétaires-bailleurs ?
Le
propriétaire-bailleur est un couple marié, mais c’est le
mari qui prend la charge de la gestion de
l’investissement locatif. Le bailleur type est âgé de
plus de 50 ans, même si l'on observe un rajeunissement
de cette population, principalement imputable à la cible
visée par les dispositifs de défiscalisation.
D'ailleurs, dans près de 80 % des cas, le logement
locatif a été acquis grâce au crédit. Lorsqu’il n’est
pas retraité, le bailleur exerce une activité de cadre
ou une activité indépendante.
Il possède moins de cinq biens qu’il a acquis en
prévision de sa retraite pour se procurer un complément
de revenus. Les loyers représentent un peu moins d'un
quart de ses revenus.
Pourquoi sont-ils heureux ?
Les bailleurs privés
ont atteint une certaine sérénité, guidée par beaucoup
de pragmatisme. Ils savent que la loi protège le
locataire et la crainte des impayés reste vive, mais les
propriétaires bailleurs ont inscrit ce risque dans leur
gestion et préfèrent installer une relation de confiance
avec leur locataire pour inciter celui-ci à payer
régulièrement le loyer.
Corrélativement, ils sont devenus plus raisonnables
quant aux garanties qu'ils exigent, ayant parfaitement
conscience que la solvabilité de leurs
candidats-locataires a atteint ses limites. A titre
d'exemple, ils sont plus de 60 % à considérer que les
revenus du locataire doivent représenter trois fois le
montant du loyer, et moins de 20 % exigent la copie des
avis d'imposition.
En contrepartie, les bailleurs privés souhaitent voir
les litiges se régler plus rapidement et, uniquement en
cas de litige, pouvoir bénéficier d'une plus grande
souplesse dans le règlement des conflits.
Le locataire idéal
C’est un salarié du
public ou du privé, mais plus de 20 % des bailleurs
préfèrent les étudiants, dont ils savent que les parents
se porteront caution. Il est vrai aussi que le parc
locatif est essentiellement constitué de petites
surfaces. Agé de 25 à 45 ans, sa situation familiale a
peu d'importance pour les bailleurs qui ne se révèlent
pas hostiles à la colocation.
MÉTHODOLOGIE
Un questionnaire a été adressé à 5 000 bailleurs privés,
dont les coordonnées ontété
extraites aléatoirement du fichier des bailleurs du
journal De Particulier à Particuliercomprenant plus de 100 000 noms. Il comportait 50
questions, réparties en5
chapitres, concernant respectivement le profil du
bailleur, son patrimoine, ses
pratiques de gestion, l’idée qu’il se fait du locataire
idéal et ses attentes.
Les questionnaires ont été adressés à :
– 1 000 bailleurs résidant à Paris intra-muros (20 % du
total) ;
– 2 000 bailleurs résidant en Île-de-France (40 % du
total) ;
– 2 000 bailleurs résidant en régions (40 % du total).
Le questionnaire a été adressé le 15 mai 2006, la
clôture de réception des enquêtes
étant fixée au 13 juillet 2006.
1 660 bailleurs nous ont retourné le questionnaire
durant cette période.