Mesurer la
vacance pour évaluer les tensions sur les marchés du logement
Connaître les
tensions sur les marchés immobiliers est un élémentimportant pour mettre en oeuvre la politique du
logement. La vacance estun des
indicateurs de l’adéquation de l’offre de logements à la
demande,mais est délicate à
mesurer.
On dispose de
plusieurs sources d’information sur la vacance,notamment le recensement de la population et les
enquêtes nationaleslogement
conduites auprès des ménages. Les fichiers des
abonnementsbasse tension EDF
sont également une source d’information précieusepour assurer un suivi conjoncturel et localisé de
la vacance. Cette sourcefournit
des évolutions globalement semblables à celles du
recensementou à celles des
enquêtes nationales logement.
L’analyse des
fichiers EDF, qui permet un suivi trimestriel, montrequ’après avoir atteint un point bas à la mi-2003,
la vacance augmente,signe d’une
détente sur les marchés du logement, en particulier dans
lesvilles moyennes, grâce au
dynamisme de la construction neuve. Parcontre, la vacance reste toujours faible dans les
plus grandes unitésurbaines.
Selon l’enquête
logement 2002, 23 % des ménages ayant un logement
inoccupén’en donnent aucune
raison. Un tiers évoque le temps nécessaire pour faire
destravaux. Plus souvent dans
les pôles urbains que dans les espaces à dominanterurale, l’inoccupation passagère entre deux
occupants est évoquée (30 % contre15 %). Par contre, l’inoccupation est plus
souvent expliquée par les difficultés àréunir le budget nécessaire pour faire des
travaux dans les milieux ruraux qu’enville (29 % contre 20 %). C’est sans doute aussi
la raison pour laquelle la
probabilité d’avoir un logement vacant est plus élevée
pour les ménages lesmoins aisés
(des deux premiers déciles de revenu) que pour les plus
aisés (ceuxdes deux déciles
supérieures) (20 % contre 6 %).
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