La Lettre de
Conjoncture de la FNAIM - 4ème trimestre 2006
Si les prix des
logements anciens ont augmenté de 85% depuis 2000, si
dansdes villes emblématiques du
marché immobilier français, telles que Lyon ouMarseille, les prix des appartements sesont appréciés de près de 1.400
€/m2en 6 ans, sans aucun doute,
la haussedes prix observée sur
le marchéimmobilier français en
ce début desiècle peut être
considérée commepréoccupante.
Pour autant, loin desscénarios
qui ont pronostiqué un
retournement de conjoncture, la
clientèle aura encore été au«
rendez-vous » en 2006 pour s’être
exprimée pleinement, sinon davantageencore qu’en 2005.
Alors, au-delà du
caractèrepréoccupant de la
hausse des prix, si lemarché ne
semble pas amorcer de repli,
c’est sans aucun doute parce qu’il alargement bénéficié du ralentissementde la hausse des prix, observée depuisdeux ans maintenant, et qu’il est restééquilibré au regard des fondamentauxqui le soutiennent.
En effet, au cours
des deuxdernières années, les
prix ontquasiment progressé deux
foismoins vite qu’en 2003 et
2004. Leralentissement de la
hausse des prix aété le plus
rapide sur le marché des appartements
(+10.8% en 2005 et +7.0% en 2006, contre +16.7% et
+17.8% en 2003 et 2004) ; et, comme cela est habituel,
il a été moins prononcé sur le marché des maisons
(+10.0% en 2005 et +7.2% en 2006, contre +11.3% et
+12.4% en 2003 et 2004).
Pour
l’ensemble du marché, avec une augmentation de +7.1% en
2006, le ralentissement de la hausse des prix observé en
2005 s’est donc poursuivi au cours de l’année écoulée.
Par
ailleurs, la production de crédits immobiliers a
confirmé son dynamisme en 2006, avec une croissance
estimée supérieure à 15% (contre +20% environ en 2005).
De plus, les conditions d’octroi de cette nouvelle
production sont restées favorables aux emprunteurs :
-
en dépit des 6 hausses successives des
taux directeurs de la BCE, la hausse des taux d’intérêt
des crédits immobiliers a été modeste, de 45 points de
base environ ;
-
alors qu’un nouvel allongement de la
durée des prêts est venu en compenser la presque
totalité des effets, les banques échelonnant à fin 2006
le remboursement des emprunts sur 19 ans en moyenne
(contre 18 ans en moyenne à fin 2005).
Ainsi, et à l’appui d’une progression du revenu des
ménages de 4.0%, la solvabilité de la demande s’est à
nouveau améliorée en 2006. Après un recul de -10.4%
entre 2002 et 2004, l’indicateur synthétique de
solvabilité s’est en effet redressé de 1.0% en 2005 puis
de 0.7% en 2006.
Au
total, l’année 2006 n’aura pas remis en cause la
solidité du marché de l’ancien dont l’activité pourrait
même avoir été meilleure qu’en 2005, à considérer un
rythme de progression des prix (+7.1%) inférieur à celui
de la production de crédits (estimée à +15%)…