Impact sanitaire du radon
domestique : de la connaissance à l’action
Cette étude à pour objectif de déterminer le
risque de cancer du poumon associé à l’exposition aux
produits de désintégration du radon, gaz d’origine
naturelle, dans les habitations.
L’analyse conjointe de 13 études cas-témoins sur le
radon domestique et le cancer du poumon indique que
l’exposition au radon domestique présente un risque
significatif, en particulier chez les fumeurs et les
anciens fumeurs récents, et démontre qu’il est à
l’origine d’environ 2 % de tous les décès attribuables
au cancer en Europe.
Pour la population française, l’exposition au radon
constitue, avec l’exposition médicale, la première
source d’exposition aux rayonnements ionisants.
Le radon est un cancérigène pulmonaire certain pour
l’homme : il est classé dans le groupe I dans la
Classification du centre international de recherche sur
le cancer (Circ). Selon les estimations disponibles, le
nombre estimé de cancers du poumon attribuable à une
exposition au radon en France se situe loin derrière
celui dû au tabac.
Cependant, selon une
dernière étude européenne, environ 9 % des cancers du
poumon en Europe seraient dus au radon. Ainsi, le nombre
de personnes exposées fait du radon un problème de santé
publique sur lequel il est nécessaire d’agir, d’autant
plus que les expositions peuvent être nettement
diminuées par des moyens souvent simples.
A partir de 2002,
l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) s’est attachée à
mettre en place le nouveau cadre réglementaire relatif à
la gestion du risque lié au radon dans les lieux ouverts
au public. Le nouveau dispositif mis en place est
maintenant totalement opérationnel.
De plus, en
s’appuyant sur les actions retenues par le Gouvernement
en juin 2004 dans le plan national santé environnement (PNSE),
l’ASN a élaboré en 2005, en concertation avec le
ministère chargé de l’urbanisme et de la construction,
un plan d’actions interministériel 2005-2008 destiné à
coordonner les actions des différents organismes
nationaux engagés dans ce domaine.
Ce plan est
organisé autour de 3 axes :
- construire une
nouvelle politique pour la gestion du risque lié au
radon dans l’habitat existant et les constructions
neuves ;
- accompagner et contrôler la mise en oeuvre de la
réglementation pour la gestion du risque lié au radon
dans les lieux ouverts au public ;
- améliorer et diffuser les connaissances sur les
expositions et le risque lié au radon.