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Les Français et le logement - étude réalisée par Tns-Sofres pour Nexity

 
Si le diagnostic sur la situation du logement reste sombre (87% des Français considèrent qu'il est difficile de trouver un logement en France), le pronostic en revanche fait apparaître un net regain d'optimisme : 42% (+8) des Français estime que la situation va s'améliorer en France dans les années qui viennent.

Le logement : un sujet éminemment sensible et en forte évolution

Le diagnostic sur la situation du logement en France reste très sombre cette année, puisque 91% des maires et 87% des Français considèrent qu'il est difficile de trouver un logement en France aujourd'hui. Les opinions sur ce sujet ont tendance à se polariser, les Français étant cette année 47% à penser que qu'il est très difficile de trouver un logement aujourd'hui en France (pour 42% l'année dernière) et seulement 3% à penser que cela est très facile (2% en 2006).

Cette difficulté à trouver un logement est ressentie différemment selon le type de logement recherché. Ainsi, les logements en accession à la propriété sont considérés comme moins difficiles à trouver (64% des Français et 57% des maires pensent que c'est difficile) que les logements en location (75% des Français et des maires), les logements sociaux (respectivement 86% et 89%) et a fortiori, des logements d'urgence pour les démunis (90% et 93%).

Malgré la gravité de la situation actuelle, les perspectives en matière de logement semblent s'éclaircir quelque peu : les Français et les maires se montrent en effet plus optimistes que l'an passé.

- Pour 42% des Français et 62% des maires, la situation va s'améliorer en France dans les années qui viennent, soit une réelle progression par rapport à l'année dernière (respectivement +8 points et +11 points).

- Pour 42% des Français et 82% des maires, elle va s'améliorer dans leur ville (+2 et 3 points). A noter l'optimisme massif des maires - notamment par rapport à leurs administrés - sur leur propre ville.

La situation sur cette question du logement se révèle par conséquent paradoxale : la réalité reste en effet difficile mais les espoirs sont désormais permis. L'intérêt des résultats de cette étude est précisément de comprendre ce qui autorise l'émergence de ces perspectives plus encourageantes.

Le logement et l'action gouvernementale : une vision qui reste contrastée mais qui s'améliore

De plus en plus de Français (61%, +6 points) estiment que le gouvernement accorde une place importante au logement dans son action. Le bilan qu'ils font de celle-ci reste sévère (71% des Français estiment que les mesures prises par le gouvernement en matière de logement au cours des 4 dernières années ne sont pas efficaces) mais s'améliore quelque peu : 23% des Français considèrent en effet que ces mesures ont été efficaces, soit une progression de 5 points en un an. Il semble que la prise de conscience de la gravité du problème par le gouvernement, combinée à la plus grande efficacité relative des mesures qu'il prend, participent de l'amélioration du climat et des perspectives sur ce sujet.

Le logement dans la perspective des prochaines élections : un enjeu politique national de premier plan, des rendez-vous à ne pas manquer

- Sur le plan local, la préoccupation en matière de logement semble quelque peu céder le pas. Dans la perspective des élections municipales de 2008, le logement (31% de citations) arrive en quatrième position, au même niveau que la sécurité des habitants et l'animation de la ville, alors qu'il figurait au deuxième rang l'année dernière. Les souhaits d'engagement de nouveaux programmes de construction de logements dans leurs villes restent massifs et stables (72%, - 1 point). 92% des maires répondent qu'ils comptent engager de telles constructions.

Sur le plan national en revanche, le logement (avec 45% de citations) arrive dans le trio de tête des thèmes dont les Français voudraient que l'on parle dans la perspective des élections présidentielle et législatives juste derrière l'emploi (72%) et les retraites (46%) et au même niveau que le pouvoir d'achat (45%), et bien avant la santé publique et l'assurance-maladie (33%), l'Education Nationale (32%), les impôts (27%), l'environnement (26%), la justice (24%) et la sécurité des biens et des personnes (20%). Pour les maires, le logement arrive même dans le duo de tête (avec 44% de citations), juste après l'emploi (58%).

Au-delà de la hiérarchie, le fait que ce thème enregistre, de loin, la plus forte progression en un an (+ 21%) montre combien les Français seront attentifs à la place de cette question dans les débats et à la manière dont elle sera traitée. Clairement, ils souhaitent que cet enjeu soit traité à sa juste mesure lors des grands rendez-vous qui émailleront l'année 2007.

L'exigence des Français sur cette question a partie liée avec leur conviction que le logement est précisément un domaine sur lequel le futur président de la République et le gouvernement pourront le plus agir. Le logement est en effet le sujet sur lequel les Français considèrent que l'exécutif pourra le plus modifier les choses en profondeur. 36% des Français pensent que l'exécutif qui sera porté au pouvoir par les urnes pourra « modifier les choses en profondeur » sur le logement, contre 46% qui estiment qu'ils « pourront changer des choses mais seulement à la marge » et 12% qu'ils « ne pourront pas faire grand-chose ». Viennent ensuite la sécurité des biens et des personnes (30% des Français pensent qu'ils pourront modifier les choses en profondeur), la justice, l'éducation nationale et l'environnement (à égalité à 29% de citations), la santé publique et l'assurance-maladie (28%), l'emploi (26%), les retraites (25%), l'immigration (24%) et le pouvoir d'achat (23%). La confiance, relative mais réelle, dans la capacité des responsables politiques au pouvoir à agir pour améliorer la situation en matière de logement participe sans nul doute à l'émergence de nouveaux espoirs.

Les Français, et plus encore les maires, ont en majorité (respectivement 64% et 73%) le sentiment que les candidats à l'élection présidentielle ont pris conscience de la crise actuelle du logement, ce qui légitime à nouveau les espoirs d'un traitement efficace de la crise du logement. Au total, un gouvernement qui prend de plus en plus conscience du problème, un sujet qui est désormais constitué en un enjeu électoral, des rendez-vous majeurs permettant de traiter cette thématique de manière approfondie et la conviction que le logement est un des sujets sur lesquels les responsables politiques peuvent agir, autant d'éléments qui participent de la décrispation émergente de l'opinion sur le sujet et du regain d'optimisme dont elle fait montre. Le pendant en est un niveau d'exigence de l'opinion très élevé qui laisse craindre, en cas de traitement jugé incomplet, insuffisant, ou inadapté, un effet déceptif destructeur.

Les attentes en terme de mesures et de décisions

Compte tenu de la gravité de la situation, toutes les mesures et les solutions éventuelles proposées aux Français recueillent des niveaux perçus d'utilité élevés. Maires et Français s'accordent sur le fait que l'augmentation du nombre de logements sociaux serait utile pour résoudre la crise du logement (89% des Français, 90% des maires), de même qu'il faudrait construire davantage de logements en accession à la propriété (87% et 90%). En revanche, les maires pensent dans une moindre mesure, mais néanmoins importante, qu'encadrer les prix des loyers et des transactions immobilières serait utile pour résoudre la crise du logement (78%, pour 88% des Français). Le décalage est le même en ce qui concerne l'instauration du droit au logement, 72% des maires jugent cette mesure utile contre 87% des Français.

Pour satisfaire les besoins de logement des citoyens, les logements sociaux sont à nouveau appelés de leurs voeux, par les maires surtout : 46% d'entre eux pensent que la prévision systématique de 20% de logements sociaux dans les constructions nouvelles serait le moyen le plus pertinent pour satisfaire les besoins des citoyens. Vient ensuite, mais loin derrière, la mobilisation rapide des terrains publics et privés, en zone urbaine (22%).

Les Français eux mettent davantage en avant des mesures plus spectaculaires ou symboliques comme la démolition des immeubles dégradés pour les reconstruire : 43% d'entre eux pensent que ce serait la façon la plus pertinente de satisfaire les besoins en logement (pour 17% des maires). Il y a fort à parier que l'intérêt pour les débats sur le logement pendant les campagnes électorales présidentielle et législatives permettront aux Français d'affiner leurs attentes en terme de solutions concrètes sur le sujet.

Consulter l'étude complète (pdf)

Fiche Technique
Enquête réalisée du 10 au 12 janvier 2007 pour Nexity auprès d'un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile. Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage PCS) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Source : http://www.tns-sofres.com
Nexity - TNS Sofres 31 janvier 2007

 
   

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Dernière modification : 04/01/2008
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