Observatoire 2007 de
l'endettement des ménages - étude réalisée par la
Fédération bancaire française
50,9 % :
telle est la part des ménages français qui détenaient au
moins un crédit fin 2006, selon notre Observatoire de
l'endettement des ménages réalisé par
la Fédération bancaire française. C'est un niveau
élevé, qui demeure au-dessus de 50%. La baisse observée
par rapport à l'an dernier (52,6%) est essentiellement
due à un moindre recours aux crédits de trésorerie.
Détention de crédits immobiliers : un des taux les
plus élevés depuis 10 ans
Fin 2006, 30,2% des ménages détenaient des crédits
immobiliers. C'est un des taux les plus élevés depuis 10
ans, stable par rapport à l'an dernier (30,5%).
L'allongement de la durée des prêts (17,8 ans en 2006
contre 12,8 ans en 1993) ainsi que les conditions de
crédit particulièrement attractives (taux moyens de 4,1%
en 2006) favorisent toujours le recours au crédit
immobilier. Ainsi, 22,9% des ménages sont endettés au
titre de l'accession à la propriété, contre 21,8% il y a
3 ans.
En revanche en 2006, 32,6% des ménages détenaient des
crédits de trésorerie (34,5% en 2005). Cette baisse
résulte notamment d'un moindre recours aux cartes de
crédit.
Les jeunes n'ont jamais été aussi nombreux à accéder
à la propriété
54,4% des ménages de moins de 30 ans ont au moins un
crédit, soit un niveau comparable à 2004, après un taux
record en 2005 (57,8%). Les évolutions sont toutefois
contrastées selon les types de crédits.
- 17,8% des jeunes sont accédants à la propriété, soit
le taux le plus élevé jamais observé (+ 1 point en un
an, et + 4 points depuis 2000).
En revanche, le multi-endettement des jeunes a reculé de
3,5 points (8,4% utilisaient à la fois des crédits
immobiliers et de trésorerie en 2006, contre 11,9% en
2005).
Les ménages vivent mieux les charges liées à leur
crédit
En 2006, les ménages estiment que leur situation
financière ne se dégrade plus, mais se stabilise. C'est
le cas pour 51,4% d'entre eux (+5 points en un an).
Parallèlement, l'appréciation portée par les ménages sur
le poids de leurs charges de remboursement se stabilise,
voire s'améliore lentement. Ils sont plus nombreux
(52,9%) à trouver que les charges sont supportables ou
très supportables (+ 1,5 point en un an).
L'appréciation que portent les ménages sur le poids de
leurs charges de remboursement s'explique autant par le
coût du crédit que par l'évolution de l'environnement
économique général : les ménages ont en effet un
comportement rationnel, et leur sentiment varie dans les
mêmes termes que des indicateurs comme le taux de
chômage.
Automobile et équipement de la maison : principaux
usages des crédits de trésorerie
Pour 55,6% des ménages qui ont recours au crédit de
trésorerie, il s'agit de financer l'achat d'une
automobile ou d'une moto. Cet usage est particulièrement
marqué chez les ménages de moins de 30 ans (67,5%).
29,5% des ménages recourant au crédit de trésorerie ont
pour objectif de financer un bien d'équipement de la
maison, et 4,9% d'entre eux de financer un loisir. Ces
utilisations concernent respectivement 27,9% et 3,9% des
jeunes ménages.
Un ralentissement du recours au crédit en perspective
?
Les ménages devraient réduire leur recours au crédit à
l'avenir. En effet en 2006, 4,9% des ménages déclaraient
avoir l'intention d'obtenir un crédit immobilier dans
les six mois contre 6% fin 2005. Ils étaient 4,5% à
envisager un crédit de trésorerie contre 4,8 % l'année
précédente.