Conseil aux
accédants : nouveau contexte, doctrine renouvelée du réseau ANIL-ADIL
L’attrait pour
l’accession à la propriété ne se dément pas. Les
ménages sont parfois freinés dans la réalisation de
leur projet par les contraintes économiques, mais
les ADIL observent que leur réaction majoritaire est
plutôt d’accepter des taux d’effort de plus en plus
élevés sur de plus longues durées. Malgré cela, le
nombre d’échecs reste aujourd’hui raisonnable et la
sinistralité en matière d’accession est presque
inexistante au regard de ce que l’on constate dans
certains autres pays.
Le gouvernement
ayant fait part de sa volonté d’encourager de façon
encore plus déterminée l’accession, les ADIL ont
entrepris, à la demande du président de l’ANIL, une
consultation de leurs partenaires, qui représentent
l’ensemble des acteurs du logement, sur le niveau et
la nature des risques qu’il est raisonnable de
prendre et de faire prendre aux ménages qui
souhaitent devenir propriétaires.
Peu auparavant,
l’ANIL et les ADIL s’étaient attachées à mettre à
jour et à formaliser la doctrine du réseau en
matière de conseil à l’accession.
Ces travaux ont été lancés au début de l’année 2007,
lorsque le ciel était encore serein.
Depuis lors, le ralentissement de la conjoncture
immobilière après une dizaine d’année de forte
augmentation des prix, la crise des subprime aux
Etats-Unis et les difficultés rencontrées en France
par les emprunteurs ayant souscrit des prêts à taux
variable sont venus montrer que cette réflexion
n’avait rien de rhétorique. Entre autres
enseignements, ces événements ont illustré une
vérité d’évidence : la première des précautions est
de permettre aux ménages qui s’engagent dans un
projet d’accession à long terme d’en maîtriser les
enjeux, c'est-à-dire de bien mesurer les risques
qu’il comporte et de comprendre les produits
financiers auxquels ils ont recours.
C’est l’objet de
ce dossier qui regroupe les éléments suivants :
Maîtrise des
risques et sécurité des opérations : l’approche
française
Tous les acteurs
du marché du logement se réunissent au sein des ADIL
pour leur permettre d’offrir une information
objective aux particuliers. Les points de vue des
établissements de crédit, des professionnels, des
associations de consommateurs, des élus ou des
organismes sociaux sont nécessairement différents.
Pour autant partagent-ils une même conception du
risque socialement acceptable pour accéder à la
propriété ? Les discussions approfondies conduites
au sein des ADIL montrent que leurs conceptions sont
assez proches, mais qu’elles s’écartent
manifestement de la pratique observée dans nombre
d’autres pays étrangers.
Conseil aux
accédants : la doctrine des ADIL
Les observations
des ADIL peuvent éclairer les pouvoirs publics pour
la définition des systèmes d’aide au logement et les
modifications du paysage légal. Mais tout ne relève
pas de la réglementation et les ADIL peuvent
affirmer un certain nombre d’orientations qui, si
elles n’ont pas leur place dans la loi, doivent
sous-tendre le conseil donné aux particuliers qui
les consultent. Les ADIL se sont attachées à
expliciter ces principes.
Crédit
immobilier : droit et pratiques
L’emprunteur
français est l’un des mieux protégés ; les
dispositions légales sont très strictes et la
jurisprudence tend à renforcer cette orientation.
Les techniques bancaires sont à la fois complexes et
évolutives, elles se sont considérablement
sophistiquées avec le développement des prêts à taux
révisable. Le conseiller d’ADIL se doit de
parfaitement maîtriser les aspects juridiques, aussi
bien que financiers du marché du crédit immobilier.
C’est pourquoi l’ANIL met à la disposition des
conseillers des ADIL un dossier « Crédit immobilier
» qui sera mis à jour au fur et à mesure de
l’évolution des textes et des pratiques.