Retournement
limité et légère baisse des prix en 2008
Le
retournement du marché immobilier est déjà à l’œuvre
danscertains pays. Aux
Etats-Unis, on peut parler d’une récession
immobilièredurable et
marquée. Au Royaume-Uni et en Irlande, lesprix baissent et le crédit est nettement
resserré, en Espagne, les
ventes de logement chutent. Par ailleurs, les
incertitudes restentfortes
sur l’ampleur et la durée de la crise financière.
Dans cecontexte, qu’attendre
pour le marché résidentiel français ?
Pour l’instant,
ce marché est stabilisé. Les ventes plafonnent envolume et reculent un peu en Ile-de-France.
Les prix sont enhausse
quasi-nulle dans l’ancien (+0,9 % sur un an en T1
2008).
La production
de nouveaux crédits habitat (en cumul sur douzemois) est en repli de 7 % sur un an début
2008.
Après dix ans
de forte hausse, cet atterrissage est logique. Lesprix sont devenus très élevés et les taux de
crédit habitat remontent
depuis début 2007. Dans ces conditions, les
acheteurs« classiques »
butent sur la contrainte de solvabilité et lesinvestisseurs deviennent très hésitants. Les
acquéreurs sont moins
nombreux, plus sélectifs, prennent davantage de
temps pouracheter, les
stocks s’accroissent et les prix freinent nettement.
Pour autant,
on ne s’attend pas à une baisse marquée des
transactionset des prix. Le
marché français a, en effet, des spécificitésrassurantes :
une grande
vigilance des banques : l’octroi de crédit
dépendnon de la qualité
de l’actif, mais de la solvabilité del’emprunteur ;
une demande
qui reste à la fois solide et raisonnable,
guidéeavant tout par des
motivations structurelles ;
une offre de
logements plutôt insuffisante.
Pour ces
raisons, le marché n’a pas connu d’emballement
excessifmais un freinage
graduel, et les prix ne sont pas fortement
surévalués.En l’absence d’un
choc externe, le marché serait resté
assez soutenu, et les prix à peu près stables. Ils
pourraient en faitconnaître
un léger recul en 2008 :
d’abord, les
acheteurs, conscients que les prix ne montent
plus,sont moins pressés
d’acheter. Les délais de vente vont encores’allonger, ce qui favorisera de légères
baisses de prix ;
ensuite, les
banques vont un peu resserrer les conditions de
crédit,du fait des
conséquences de la crise financière. Mais ce
mouvementdevrait rester
d’ampleur limitée.
Au total,
nous maintenons la prévision d’une légère baisse desprix de l’ancien, -5 % sur un an fin 2008, et
-2 % en moyenneannuelle, et
d’une stabilisation dans le neuf.
Sommaire
- Tendances dans l'ancien
- Tendances dans le neuf
- Le financement du logement
- Retournement dans certains pays
- Vers une légère baisse des prix en 2008
- L'immobilier de bureaux
- Stress scénario