L’immobilier
dans l’économie : étude réalisée par L’Institut de l’Épargne Immobilière
et Foncière (IEIF)
Comment se
positionne l’immobilier dans l’économie française ?
Est-ce une activité
traditionnelle, maintenant dépassée par le
développement des services ou bien s’agit-iltoujours d’un secteur d’un poids
considérable. Les données de la Comptabilité
nationaleprésentées par
l’Insee confirment la seconde hypothèse. Le secteur
immobilier (cumuldes
secteurs activités immobilières et construction hors
travaux publics) reste l’un desprincipaux moteurs de l’économie française :
c’est le deuxième producteur, derrière les
services aux entreprises, et c’est aussi le premier
créateur de richesse (valeur ajoutée) etle sixième employeur. Il représente au total
26 % du patrimoine national.
Nous
considérerons d’abord l’immobilier « acteur
économique » et créateur de richesses,puis nous nous pencherons sur l’immobilier en
tant que produit d’investissement et deconsommation. Enfin,
après l’approche en flux, nous aborderons une
approche en stock : l’immobilier entant que patrimoine, donc en tant que valeur
d’actif.
L’immobilier
dans la création de richesses
En volume,
l’immobilier contribue en moyenne pour près de 18 %
à lacroissance (0,4 % / 2,2
%). Il suit les tendances des autres branches (pics
en1988 et 2000, chutes en
1993 et 2002) mais de façon plus atténuée, ce quitémoigne de sa moindre volatilité.Sur les années 2005 et 2006, l’immobilier a
clairement soutenu la croissance :son poids dans celle-ci a été proche de 30 %.
La valeur
ajoutée
Premiers
créateurs de valeur ajoutée, l’immobilier et les
services aux entreprisessont
les branches qui ont connu la plus forte progression
de ces dix dernièresannées
(+ 70 %).Dans la branche
«activités immobilières», la part de la location est
prépondérante.Elle
correspond à la mise à disposition des immeubles
nécessaires à laproduction
de toutes les autres branches.
L’emploi
L’immobilier est
le 6e employeur (7 % des effectifs) derrière des
branches trèsdemandeuses en
personnel comme les services aux entreprises, le
commerceet les services aux
particuliers. A lui seul, le
bâtiment concentre 84 % des effectifs de
l’immobilier.
La demande de
biens et services immobiliers
L’Investissement
non financier
La Formation
Brute de Capital Fixe (FBCF) mesure le montant
d’épargneaffectée
annuellement à l’investissement «physique», qu’il
soit immobilier,industriel,
etc. L’immobilier absorbe 45 % (166 Mds) de ce flux
en provenancedes entreprises
aussi bien que des ménages.
La consommation
des ménages
Premier poste de
consommation, l’immobilier a concentré 20 % des
dépensesen 2006. La majeure
partie (185,7 Mds) représente la consommation du«service du logement» (location immobilière)
par les ménages.
Ce chiffre comprend à la fois des loyers réels et
des loyers «imputés»
(propriétaires-occupants), conformément à la
pratique internationale en la
matière.
La part de l’immobilier dans les dépenses de
consommation des ménages
représente autant que l’industrie automobile, les
activités financières, les
services aux entreprises et les industries de biens
intermédiaires réunis.
L’enquête quinquennale de l’Insee sur les budgets
des ménages indique que20 %
des ménages les plus modestes consacrent 24,8 % de
leur budget aulogement,
contre 10,8 % pour les 20 % des plus riches.
Le Patrimoine
immobilier
L’ensemble du
patrimoine national a connu une progression très
importante aucours de 10
dernières années (+ 137 %), sous le double effet des
nouveauxinvestissements et
des évolutions de valeur.
L’immobilier, avec 169 % d’augmentation, se situe
actuellement en haut de la
fourchette alors que les autres actifs (financiers
et non financiers) ont progresséde 127 %.
Dans le
patrimoine national, les logements représentent 21 %
(18 % en 1996)et les
bâtiments «non résidentiels» 5 %, (aujourd’hui comme
hier).
L’immobilier non résidentiel recouvre les bâtiments
publics (écoles, hôpitaux,
gares, etc.) et l’immobilier d’entreprise.
D’après une récente étude de l’IEIF, les bureaux
représentent la plus grosse
part de l’immobilier d’entreprise (près de 800
milliards), le reste étant couvertpar les commerces, petits et gros (près de
400 milliards) et les autres formesd’immobilier d’entreprise (entrepôts, locaux
industriels, locaux mixtes,
hôtellerie, etc.).
Le patrimoine national est détenu principalement par
les ménages (62 %) etles
sociétés non financières (23 %), les 15 % restant
étant répartis entre les
autres acteurs, essentiellement les administrations
publiques.
L’Institut de
l’Épargne Immobilière et
Foncière est un organisme d’études etde recherche indépendant.Sa vocation est de fournir des prévisionset des analyses sur les marchés et lesinvestissements immobiliers en Franceet en Europe.L’IEIF
est aussi le cercle de réflexiondes professionnels de l’immobilier et dela finance.
L’IEIF compte 4 pôles :SCPI,
Immobilier coté(SIIC/REIT,
France/Europe), Immobilier
direct(logement, bureau…),
OPCIet un club
Analyse et Prévision.
Source :
www.ieif.fr Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF)
Étude réalisée par Charles-Henri de Marignan, Pôle Immobilier
Janvier 2008