Pouvoir
d'achat, logement, mode de vie : Comment vivrons-nous à la retraite ?
Alors
qu’en France, la part des personnes âgées de plus de
60 ans représenteaujourd’hui
plus de 20 % de la population totale, les prévisions
de l’INSEE montrentque cette
proportion dépassera les 30% d’ici 2050. En 50 ans,
le poids des personnesâgées
de 85 ans et plus devrait gagner 6 points, passant
de 2 à 8% de la population
entre 2000 et 2050, quand celui des 65-74 ans se
stabiliserait plutôt autour de 11%, àégale proportion avec celui des 75-84 ans.Nexity a demandé à TNS Sofres d’interroger
les français afin de mieux comprendreet de mieux évaluer les conséquences du
vieillissement sur la structuration duparcours immobilier autour de cinq axes :
A partir de quel âge
sommes-nous senior, âgé ou très âgé ?
Comment préparons-nous
notre retraite ?
Où vivrons-nous à la
retraite ?
Comment percevons-nous les
retraités ou les personnes âgées ?
Comment vivrons-nous à la
retraite ?
Où vivrons-nous à la retraite
?
L’investissement immobilier
résulte d’une approche patrimoniale et d’une
multirésidentialitésouhaitée
:
24% des non-retraités pensent
qu’à la retraite, ils vivront à des endroits
différentsselon les moments
de l’année, ce qui implique bien entendu plusieurs
stratégiesimmobilières. Les
personnes de niveau socio-économique élevé formulent
davantageque les autres
cette hypothèse36% des
cadres, 31% des diplômés de l’enseignementsupérieur et 35% des foyers les plus aisés.
Ce score élevé de candidats à la multirésidentialité(près d’un futur retraité sur quatre) est
particulièrement intéressant :
comparé au niveau actuel des retraités qui vivent la
multi-résidentialité (10%), soit unepart d’entre eux ne concrétisera pas son
projet jusqu’à ce terme, soit ce phénomèneest amené à croître dans des proportions qui
modifieront de manière profonde lemarché de l’immobilier.
41% des non-retraités pensent
déménager pour seulement 24% des retraités actuels
quil’ont réellement fait ou
pensent le faire. Quitte à déménager, on préfère
toutefoisdéménager loin de
son domicile actuel, dans une autre ville ou une
autre région (24%des non
retraités et 13% des retraités), et ce pour des
raisons de goût : libérés des
contraintes, liées notamment au lieu de travail, les
retraités et futurs retraités
souhaitent rejoindre une région qui leur plaît : 54%
motivent en effet leur déménagement (potentiel ou
réel) par la volonté d’habiter dans une région qui
les attire, devant la volonté de se rapprocher de
leur famille (citée par 34%). La volonté d’avoir un
logement plus adapté, que ce soit en termes de
surface ou d’accessibilité et d’équipements n’est
citée respectivement que par 10 et 9% des personnes
ayant ou pensant déménagé dans une autre ville ou
une autre région à la retraite. Cet argument est
pourtant cité par 27% des personnes souhaitant
déménager près de leur domicile actuel.
Si l’on
déménage ou si l’on projette de déménager à sa
retraite, c’est avant tout pour acheter un
appartement ou une maison (64%), bien loin devant la
volonté de louer un bien immobilier (24%) et plus
encore d’acheter ou de louer un bien dans une maison
de retraite (7%). En 2008, l’image dégradée des
maisons de retraite demeure une réalité dans
l’opinion publique qui minore grandement son
attrait.
Les lieux
privilégiés par les non-retraités pour leur future
retraite sont variés, mais le bord de mer semble
toutefois dominer les envies. 34% des non-retraités
souhaitent privilégier le bord de mer pour leur
retraite, quand seulement 13% des retraités actuels
l’ont réellement fait. En revanche, si le fait
d’habiter dans une grande ville fait envie à 6% des
non-retraités, il attire tout de même 20% des
Parisiens, preuve de leur attachement durable à la
vie en ville.
Comment
vivra-t-on à la retraite ?
D’un point de
vue plus pratique et personnel, les choix de vie
pour sa vieillesse semblent très clairs : dans la
mesure du possible, on souhaite rester chez soi.
Vivre chez
vous, moyennement le développement des services à la
personne : 59 %
Vivre chez vous, moyennant quelques aménagements :
49 %
Vivre dans une résidence médicalisée : 12 %
Vivre dans une maison de retraite : 11 %
Vivre chez un membre de votre famille : 6 %
Ce voeu de
rester chez soi est partagé par l’ensemble de la
population, quels que soient l’âge ou la catégorie
sociale, même s’il est vrai que les retraités se
montrent moins réticents à l’idée de la maison de
retraite que les autres (15%).
L’aménagement
qui semble le plus nécessaire aux Français pour leur
permettre de rester vivre chez eux lorsqu’ils seront
très âgés est d’abord l’escalier (23%), pour des
raisons d’accessibilité évidentes. Viennent ensuite
la salle de bains (19%) et l’accès au logement
(10%). Le réaménagement de la chambre (8%), du salon
(3%) et de la cuisine (2%) semble moins
indispensable. A noter que 26% des Français estiment
que leur logement actuel conviendrait puisqu’il ne
nécessiterait aucun de ces aménagements.
Enfin, le
développement des services à la personne est jugé
par les Français comme l’élément indispensable au
maintien d’une personne âgée à son domicile (55%
partagent cet avis) devant les soins médicaux et
l’accessibilité du logement. Au regard de ces
éléments, les installations techniques pour
faciliter le quotidien et la sécurité du logement
semblent plus anecdotiques.
Alors que
l’inquiétude face à la retraite, essentiellement
d’ordre socio-économique, paraît potentiellement
mobilisatrice pour une partie des Français qui
prennent des dispositions concrètes (financières,
immobilières) pour préparer cette période de la vie,
il semble que les angoisses liées à la grande
vieillesse, qui touche davantage à l’intégrité
physique et mentale des individus, « tétanisent »
pour l’heure des Français incapables de se projeter
dans cette dernière étape et / ou démunis en terme
de moyens pour l’affronter de manière efficace. Sur
la question du logement, les enjeux sont
protéiformes : il s’agit de proposer des modes
d’hébergement collectifs innovants et plus
attractifs que les actuelles maisons de retraite,
mais aussi de favoriser la longévité des parcours
résidentiels pour permettre aux personnes âgées de
rester chez elles, en intégrant dans les logements
des dispositifs favorisant une plus grande
accessibilité et une sécurité renforcée.
FICHE TECHNIQUE
Sondage Nexity par TNS Sofres
• Date de réalisation : les 23 et 24 janvier 2008
• Échantillon national de 1000 personnes
représentatif de l'ensemble de la populationâgée de 18 ans et plus, interrogées en
face-à-face à leur domicile par le réseau desenquêteurs de TNS Sofres.
• Méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef
de ménage PCS) et stratification parrégion et catégorie d’agglomération.