Étude sur la
mise en conformité des ascenseurs réalisée par UFC- QUE CHOISIR
Cette étude,
réalisée à partir de plus de 450 devis, sur la mise
en conformité des ascenseurs et l'impact de la
nouvelle réglementation, met en lumière les raisons
du dérapage de la facture des consommateurs. A
partir de ce constat, ce document présente les
propositions de l'UFC-Que Choisir ainsi qu'un kit de
négociation destiné aux copropriétaires.
L'étude a relevé les
caractéristiques structurelles du marché des
ascenseurs : un niveau de concentration très
important, de fortes barrières à l’entrée pour les
concurrents potentiels et des niveaux de rentabilité
hors norme.
Le secteur est
propice aux ententes. Les ascensoristes ont
d’ailleurs été condamnés pour entente, par le passé
en France et très récemment par la Commission
européenne. Cette dernière a infligé une amende
record aux 4 leaders du marché concernant leurs
pratiques dans plusieurs pays de l’UE (Allemagne,
Belgique, Luxembourg et Pays-Bas).
C’est dans ce
contexte général que la loi sur la mise en
conformité du parc existant a été votée en 2003 avec
comme 1ère échéance le 3 juillet 2008. Cette
nouvelle réglementation a offert aux ascensoristes
une parfaite visibilité (technique et temporelle)
sur la demande émanant d’un parc d’ascenseurs qu’ils
connaissaient bien, puisqu’ils en assurent la
maintenance.
En revanche, la
situation des copropriétaires est nettement moins
favorable. La technicité des mesures rendues
obligatoires a créé une asymétrie d’information
entre les ascensoristes et les copropriétaires.
Par ailleurs, les
modalités des prises de décision et le rôle
d’intermédiaire des syndics limitent le pouvoir de
pression des copropriétaires et cela en dépit de
l’importance des enjeux financiers. En conclusion,
la structure du marché des ascenseurs combinée au
renforcement du contexte réglementaire ont conduit à
une situation inédite qui a renforcé le déséquilibre
dans les rapports de forces entre les industriels et
les copropriétaires, au détriment des seconds.